ASSISTANCE SDF

 

Pain Perdu

Il s’agit ici de s’attaquer aux conséquences de l’exclusion et de faire face aux situations dramatiques qu’elle peut engendrer. L’action Pain Perdu, présente depuis la création de l’association, a pour objectif de permettre à tous ceux qui le souhaitent d’aller à la rencontre des plus démunis, qui viennent généralement d’horizons géographiques, sociaux et culturels très différents.

Tous les dimanches soirs, les membres de Fleur de Bitume se rendent à la Gare de Lyon, munis de boissons (café, thé, jus), de gâteaux et éventuellement de vêtements et de médicaments. Au fil du temps, une vraie relation de confiance s’est instaurée entre les membres de l’association et les SDF de la Gare.

En général, ces personnes ont connu une grande souffrance et vivent dans une situation d’extrême précarité. Aussi, il convient de garder à l’esprit que ce n’est pas parce que l’on va vers l’autre qu’on est bien accueilli. Il faut faire preuve de compassion et de patience, et savoir excuser les maladresses.

Au-delà de l’aide matérielle, nous offrons surtout un soutien moral. Ces rencontres, qui se font toujours en groupe, sont enrichissantes pour les étudiants qui viennent en général de milieux favorisés, mais également pour les sans-abri qui se sentent reconnus et reprennent espoir.

Horaire : 19 h 30 – 21 h. Métro Gare de Lyon, sortie 1

ASSISTANCE SDF fdb

 

Membre du FNARS idf : fédération regroupant 166 associations oeuvrant pour l’inclusion sociale.  logo-300x55

http://www.fnarsidf.asso.fr/

 

Notre activité au quotidien :

Nous retrouvons toujours nos habitués dans la salle méditerranée, vers le fond de la Gare, « habitués » c’est-à-dire ceux qu’on voit de semaine en semaine, et qui savent que nous venons le dimanche soir à cet endroit. Certains d’entre eux ne vivent pas loin, d’autres viennent exprès. Ce sont presque que des hommes, parlant plus ou moins bien français, et venus de beaucoup d’horizons différents.

Nous distribuons toutes les semaines des soupes, cafés, thés, gâteaux, sandwichs et parlons de tout et de rien avec les SDF. Notre but ne doit vraiment pas s’arrêter à distribuer de la nourriture, beaucoup d’associations le font déjà, mais de tisser des liens avec ces SDF. Nous connaissons le nom de beaucoup d’entre eux, et ils nous reconnaissent de semaine en semaine.

Il nous arrive aussi souvent de bouger dans la gare, pour toucher davantage de sdf que seulement ceux de la salle méditerranée. Nous croisons beaucoup de monde sur le parvis, souvent concentré près de la chaleur des bouches de métro. Certains ont d’énormes caddies, d’autres de petits chiots pour lesquels il est difficile de ne pas craquer, ils sont en tout cas toujours ravis de se voir offrir un café.

Nous distribuons de plus en plus de vêtements : Dauphine nous donne les objets trouvés de l’université, que personne n’est venu récupérer au bout d’un moment. Des gants, des vestes, des pulls, des chapeaux, des écharpes,…qui après lavage, font le bonheur de nos sdf.

 

Nos remarques au fil des dimanches :

Nous apprenons par un des petits groupes d’habitués que des petits boulots peuvent se trouver facilement dans une gare. Quand on la connaît par cœur, on peut se trouver une façon de gagner quelques pièces. C’est ainsi que la bande se relaye pour proposer aux voyageurs de porter leur valises, « on rend service tout en gagnant de l’argent » comme ils disent. L’un d’entre eux est en plein boulot à ce moment-là. Attentif à toutes les annonces de train à l’arrivée, il ne leur faut pas plus de 2 min pour trouver la voie. Mais évidemment, ce n’est pas au goût de la police ou des agents SNCF, pour qui « c’est leur boulot » selon eux.

Et lorsque l’on évoque l’idée aux habitués de les inviter au resto avant les fêtes de Noël, les idées fusent sur un ton rieur, « Tour d’argent », « Fouquets », « chez Maxim’s », et même « à l’Elysée », avant qu’un autre réplique très vite, « ah nan, moi je mettrais jamais les pieds à l’Elysée »… « Et sinon, y’aura du chocolat ?! »

On apprend aussi qu’il y a moins de SDF que d’habitude dans la gare car le foyer juste à côté vient de fermer. Il permettait avant aux sans-abri de passer quelques nuits, proposaient des douches, etc

 

18/12/11 : dîner de Noël

Ce soir, c’était invitation au resto pour nos habitués, afin de marquer la période de fête. Nous étions une dizaine à manger dans un petit resto derrière la gare. L’occasion de manger un plat chaud et de se retrouver autour d’une table un moment, un autre cadre que la salle d’attente de la gare. Un repas animé et détendu, qui finissait notre journée de maraude.

8/01/12 : pain perdu spécial galettes des rois

Après quelques semaines sans Pain Perdu nous revenons d’attaque pour notre 1ère soirée à la Gare de l’année.
1ère fois qui commence fort : rdv devant la pharmacie comme d’habitude. Un sans-abri s’approche de nous sur sa béquille, faisant la manche avec un gobelet. Nous lui répondons que nous avons que de la nourriture, mais la discussion est compliquée par son français peu audible. Nous commençons à lui faire un sandwich, quand il zieute nos sacs et se met finalement à fouiller. Surpris nous le regardons faire pensant qu’il veut juste voir ce que nous avons, il prend 2 paquets de café et 3 de soupes, et part en courant. Éberlués, nous n’avons pas le temps de réagir, et quand l’un d’entre essaie de le rattraper il se retourne violemment et court…sans sa béquille.
Nous retrouvons vite nos habitués dans la salle Méditerranée, même après quelques semaines d’absences. Par chance, ils sont tous en forme et ne montrent pas de signe d’ébriété. Voeux de bonne année, de bonne santé, de réussite, etc etc
Nous avons voulu marquer le coup en apportant une galette, le roi a été tiré et n’était pas peu fier de sa couronne qui est finalement passée de tête en tête. La fève était une Vierge Marie ce qui n’a pas laissé indifférent tout le monde et enclenché quelques débats.
Nous finissons par le parvis : toujours des sans-abris sur les bouches de métro, avec presque un lit d’installé, des caddies mais personnes a côté et un homme en rollers, envisageant de partir pour Marseille et nous donnant une leçon de comment manger des raviolis pas cuites : prendre juste le coeur voyons!
Une soirée d’hiver glaciale, il devient de plus en plus important de rapporter des vêtements chauds à donner.

Ces dernières semaines, nous avons donné beaucoup de sacs de couchage et d’écharpe, le froid étant sévère.
Malgré ces soirées glaciales, nous retrouvons presque tous nos habitués chaque dimanche, il y a même plus de monde que d’habitude. En revanche, sur le parvis, seulement très peu de sans-abris restent dehors en ce moment, sinon ils sont installés sur une aération du métro.

Quelques remarques de certains sur les dispositifs mis en place sur la ville sur cette période de froid : apparemment, il n’y a aucune information donnée sur quel gymnase, ni quelle église ont été ouverts pour l’hiver. Si par chance ils arrivent à en trouver un, ils sont tous pleins…

Plusieurs expériences ont montré que le 115 est très difficile à joindre. Un soir ils ont bien répondu mais refusent d’intervenir dans une gare, il a donc fallu amener la personne mal en point jusqu’à l’extérieur de la gare. Une autre fois ils étaient tout simplement surchargés. Il ne faut apparemment jamais les appeler le soir, car tous les foyers sont déjà complets. En revanche, les pompiers sont très efficaces, appelés un soir pour un sans-abri très mal en point et devant à tout prix être pris en charge à l’hôpital, ils sont venus en à peine un quart d’heure.



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